Association  BPSGM          Les Basses Pyrénées dans la seconde guerre mondiale         64000 Pau

Archives mensuelles : août 2026

Yvette et Yves CADIER. Justes parmi les Nations.

Yvette et Yves CADIER ont été déclarés « Justes parmi les Nations » en novembre 1991 pour leur action en faveur de Simon et Fanny Davidowicz.

 

 

 

 

Dédicace publiée par Yad Vashem sur son site:

Yves Cadier, son épouse Yvette et leurs trois jeunes enfants vivaient à Latappy, un petit village près de Lagor, dans les Pyrénées. L’oncle de Cadier, avocat, résidait à Pau, dans la même région. Actif dans la Résistance, il aidait des Juifs à franchir la frontière espagnole. Dans le cadre de son travail clandestin, il demanda à son neveu Yves Cadier d’héberger deux enfants juifs, Simon et Fanny Davidowicz. Les Cadier acceptèrent volontiers de les accueillir et prirent soin d’eux avec amour et dévouement. Simon et Fanny arrivèrent chez les Cadier après un long périple commencé en 1940 dans le nord de la France, où ils avaient séjourné chez la famille Delestrez (voir notice), qui s’était poursuivi jusqu’à Pau, dans le sud, et s’était achevé à Latappy. Les enfants juifs passèrent les années 1942 à 1944 chez les Cadier, qui les traitèrent comme leurs propres enfants et partagèrent avec eux le peu qu’ils possédaient. Les conditions locales empêchaient les enfants d’aller à l’école, aussi Yvette Cadier leur enseigna-t-elle le français, l’arithmétique, l’histoire et la géographie. Un jour, des Allemands, ayant entendu des rumeurs selon lesquelles des enfants juifs se cachaient chez les Cadier, vinrent fouiller le village. Simon et Fanny aperçurent les Allemands qui approchaient et en informèrent Yves Cadier, qui les fit discrètement entrer dans la forêt voisine jusqu’à la tombée de la nuit. Les Allemands ne trouvèrent pas les enfants chez les Cadier et quittèrent les lieux. En 1944, une trentaine de lettres de dénonciation anonymes furent envoyées au commandant de la gendarmerie locale. Face au danger croissant et parce que la maison des Cadier servait de refuge aux membres de la Résistance en transit, Fanny et Simon quittèrent les Cadier. Ils parvinrent à rejoindre leurs parents, qui se cachaient dans les Alpes. Dans son témoignage d’après-guerre, Fanny déclara que ses plus beaux souvenirs d’enfance remontaient à l’époque où elle vivait chez les Cadier.
Le 4 septembre 1991, Yad Vashem a reconnu Yves et Yvette Cadier comme Justes parmi les Nations

Références du dossier:: n° 4981A de 1991. 

 

 

La famille Cadier pendant la guerre de 1939-1945.

Trois articles évoquent l’action peu connue de trois membres de la famille Cadier pendant la seconde guerre mondiale. Ils concernent deux générations, celle des cinq frères (Georges, Henri, Albert, Edouard et Charles) et celle de quelques-uns de leurs enfants. Tous ont en commun les exigences de leur foi protestante.       Trois brefs articles… Lire la suite

Esprit de résistance. Le protestantisme béarnais pendant la guerre de 1939-1945.

Les protestants béarnais ont manifesté tout au long de la Seconde Guerre mondiale un comportement spécifique, notamment si on le compare avec celui des catholiques béarnais. D’abord individuellement par leur engagement personnel, même si dans ce domaine quelques grandes personnalités catholiques (Mgr Vansteenberghe, le chanoine Rocq, Emile Viguerie, etc.) ont manifesté parfois très tôt leur… Lire la suite

Wilhelm Friedmann. Fin tragique d’un juif viennois réfugié à Osse-en-Aspe de 1940 à 1942.

Noël Friedmann (1884-1942), intellectuel viennois pacifiste, ami de Romain Rolland et Stephan Zweig, est démis de son poste de professeur d’université à Leipzig à l’arrivée d’Hitler au pouvoir (1933). Il se réfugie en France. Dès 1940, il réside à Osse-en-Aspe. Le 11 décembre 1942, il est arrêté à Bedous par des douaniers allemands et préfère… Lire la suite

Un prisonnier évadé dénonce les conditions de son accueil dans les services administratifs. Août 1942

Un prisonnier évadé se plaint des conditions de son accueil par les services administratifs à son retour à la vie civile. En août 1942, il écrit au Maréchal Pétain pour le dénoncer.       Le 14 août 1942, le Colonel Baron, président du groupe « Collaboration » de Pau, transmet au Préfet la lettre qu’un prisonnier… Lire la suite

ETCHEBERRIGARAY Joseph. Le parcours d’un milicien.

Joseph ETCHEBERRIGARAY, milicien, arrêté dès le 20 août 1944, rend compte de son passé de milicien lors d’auditions menées dans le cadre de l’instruction préalable à son procès.         Joseph Etcheberrigaray est auditionné les 14 et 15 septembre 1944 par le Commissaire de Police Joseph DALAS. Ces deux comparutions ont fait l’objet… Lire la suite

H. PEYRE. Censure locale. Lettre diatribe antisémite.

En janvier 1942, Henri PEYRE, chef de la censure locale, adresse à sa hiérarchie dans une lettre, diatribe antisémite, au sujet de la communauté juive de Pau.         Transcription de la lettre envoyée le 8janvier 1942 par Henri PEYRE à sa hiérarchie.   SECRET                 … Lire la suite