Association  BPSGM          Les Basses Pyrénées dans la seconde guerre mondiale         64000 Pau

L’ARMÉE SECRÈTE DANS LES BASSES-PYRÉNÉES. HISTORIQUE 1941-1944.

Les mouvements de Résistance créés dès 1940 et 1941 sur le territoire hexagonal sont presque exclusivement des organisations civiles. C’est aussi le cas dans le département avec les précurseurs (et futurs chefs) Ambroise Bordelongue, receveur des postes, et d’Honoré Baradat, instituteur. Ils se situent dans la mouvance du mouvement Combat, fondé par Henri Frenay.

Le mouvement Combat se développe surtout pendant l’année 1943. Il devient alors, et de très loin, le principal mouvement de résistance dans le département.

Son bras militaire est constitué par l’Armée secrète, comme dans tous les autres départements de la zone non-occupée. Dans les Basses-Pyrénées, cette structure clandestine apparaît dès la fin du mois de septembre 1941, créée et commandée par Bénédict Rodriguez, courtier en grains et en agrumes, et officier de réserve.

C’est Rodriguez qui donne à l’Armée secrète sa première structure d’organisation, sous la forme du Comité départemental de la Résistance, un groupement qu’il commande avec fermeté jusqu’au 10 mai 1943. A cette date, il est arrêté à son domicile par la SIPO de Pau, suspecté pour faits de résistance, et incarcéré au fort du Hâ, à Bordeaux. Il y reste, pendant deux mois, avant d’être libéré faute de preuves, le 3 juillet. Il revient alors à Pau, mais il est « grillé » et surveillé en permanence par les Allemands. Il parvient à quitter discrètement la ville le 22 septembre 1943 pour aller se cacher à Ponson-Dessus (canton de Montaner), chez son ami Denis Dalhe. Il s’y fera oublier jusqu’à la Libération.

Dès février 1943, Rodriguez se savait surveillé et en danger. Il avait alors organisé sa succession à la tête de l’Armée secrète, avec l’accord de ses adjoints, en en remettant le commandement à Paul Boudoube, militaire de profession (adjudant-chef), au cas où il viendrait à disparaître. Ce dernier assure en effet le commandement à partir du 11 mai 1943 et jusqu’à la Libération.

C’est pourquoi, l’histoire de l’Armée secrète dans les Basses-Pyrénées peut être divisée en deux périodes distinctes :

1- celle pendant laquelle elle est commandée par Bénédict Rodriguez, de septembre 1941 au 10 mai 1943. C’est la période de sa création, de sa première forme d’organisation et de la répression qui la décime pendant les premiers mois de l’année 1943.

2- celle pendant laquelle elle est commandée par Paul Boudoube, du 11 mai 1943 à la Libération de Pau (20 août 1944). C’est la période de sa pleine activité.

 

Evidemment, la Résistance militaire dans les basses-Pyrénées ne saurait être réduite à la seule action de l’Armée secrète. Au même moment et parallèlement, agissent d’autres formes de résistance armée :

– celle des « vrais » militaires de l’armée de métier, l’ORA (Organisation de la Résistance armée), incarnée par le charismatique André Pommiès et son célèbre corps franc (CFP)

– celle de la mouvance communiste rassemblée au sein des FTP (Francs-Tireurs Partisans)

– celle des guérilleros espagnols, présents surtout dans la montagne des vallées d’Aspe et d’Ossau.

En juillet 1944, l’ensemble de ces mouvements finira par fusionner au sein des FFI, après les unifications partielles des MUR (Mouvements unis de la Résistance) en 1943, et des MLN (Mouvements de libération nationale) au début 1944.

 

 

I- L’ARMÉE SECRÈTE À L’ÉPOQUE DU COMMANDEMENT DE BÉNÉDICT RODRIGUEZ

(septembre 1941 / 10 mai 1943)

Cette période est encore aujourd’hui très mal connue. On ne peut ici qu’en donner un aperçu schématique et incomplet.

 

Création et première forme d’organisation

On ne connaît pas les circonstances dans lesquelles Béndict Rodriguez se met en relations avec Bordelongue et Baradat et les rejoint au sein de Combat. Il est probable qu’ils se connaissaient depuis la Grande guerre pour avoir combattu ensemble dans les tranchées.

On sait avec certitude qu’en septembre 1941, son autorité est suffisante pour que Bordelongue lui confie la charge de créer un groupe d’action armée, chargé de préparer en Béarn

 

les futurs combats de libération du pays. Rodriguez est un officier de réserve qui a gardé de nombreux liens avec ses camarades de combat de 1914-18. Il constitue alors avec quelques amis sûrs le Service départemental de la Résistance. Il en est le chef sous le pseudo de Rouvier, puis sous celui de Robert.

Il s’entoure de quelques fortes personnalités, à commencer par son adjoint direct, Robert Loriot (pseudo Loiseau). Il organise son équipe en quatre « bureaux » :

– 1er Bureau : recrutement et formation des recrues. Responsable : Paul Boudoube (Ramena), militaire de carrière. Adjoint : Henri Fraisse (Vincent).

– 2ème Bureau : opérations. Responsable : Henri Soubiran (Baptiste), représentant de commerce.

– 3ème Bureau : opérations. Responsable : Salvador Verrons (Dynos), militaire de carrière, officier à la chefferie du Génie de Pau.

– 4ème Bureau : gestion. Responsable : Camicas, fonctionnaire aux contributions directes. Muté professionnellement à Orléans, il est remplacé par son collègue Lacourège, appartenant lui aussi aux contributions directes. Celui-ci cède ensuite la place à Louis Laguens, aidé de Pomarède. Ces changements ne sont pas seulement liés à la profession, ils correspondent aussi à des mesures de précaution (qui seront vaines pour Laguens et Pomarède).

On est très mal renseignés sur les activités précises des uns et des autres. On sait seulement que tous les responsables continuent à exercer leurs occupations professionnelles habituelles et qu’ils mènent une vie familiale d’apparence normale. On sait aussi qu’ils se réorganisent sans cesse, afin d’éviter d’être découverts, que chaque bureau est régulièrement remanié et que des plans de secours sont prêts en cas de coups durs. Les premières compagnies militaires actives sont également constituées.

En septembre 1942, lorsque l’Armée secrète est officiellement créée autour de Jean Moulin et du général Délestraint, Bénédict Rodriguez intègre son « service départemental » dans la nouvelle organisation. Celle-ci ne cesse de prendre de l’importance. A la fin de l’année, lorsque Jean Moulin unifie les mouvements de résistance sous l’autorité unique du général de Gaulle, il soutient le processus. Il envoie l’un des adjoints, Alexandre Sahuc, à Toulouse rencontrer le commandant André Pommiès, qui vient de créer son corps franc (Corps Franc Pommiès) afin de lui proposer d’unir leurs troupes, mais celui-ci refuse catégoriquement. Il préside, le 26 janvier 1943, au moment où sont créés les MUR (Mouvements unis de résistance), à l’unification des trois principaux mouvements de résistance de la zone sud, Combat, Libération-Sud et Franc-Tireur. L’Armée secrète prend alors une dimension plus importante et intervient plus fréquemment par ses sabotages d’installations diverses.

Au printemps 1943, Rodriguez songe à une nouvelle structure de son organisation, qui sera finalement réalisée par Boudoube, son successeur. C’est l’époque où l’étau se resserre autour des responsables de l’Armée secrète, pourchassés par les Allemands. La répression ne tarde pas à s’abattre sur eux.

 

La compagnie « Robespierre » de Paul Boudoube

C’est la première unité de combat organisée par la résistance départementale.

A l’origine, il s’agit d’un simple corps franc. Boudoube l’organise en novembre 1942, d’abord sous la forme d’une dizaine, puis d’une trentaine et, en 1943, d’une compagnie (cent hommes). Elle est placée sous le commandement direct de Jean VALLAUD (Rode) et de son adjoint Jean MAJESTÉ.

Parmi ses premiers membres, on trouve plusieurs hommes résidant dans la commune de Gelos : Eugène DAURE [il sera fusillé par les Allemands], Jean GARROCQ, LATOUR, Jean-Baptiste SOUDAR, Antoine WAYSSIER, ainsi que Jean GARAINS, de Billère.

Leurs actions principales consistent dans la réception de parachutages à Tarsacq, et dans le sabotage de câbles électrique, rails, pylônes et ponts.

Pendant l’été 1943, après que Boudoube a succédé à Rodriguez à la tête de l’Armée secrète du département, la compagnie « Robespierre » se fond dans les unités militaires organisées dans le secteur II.

La réputation de cette compagnie explique le choix de Paul Boudoube pour remplacer Bénédict Rodriguez, le 11 mai 1943.

 

Les arrestations de 1943 et la répression

Dès les premiers mois de l’année, la SIPO (Service de sécurité de la police allemande) siégeant à la Villa Saint-Albert, à Pau, apprend l’existence de l’organisation. Elle procède à une série d’arrestations parmi lesquelles celle de Robert Loriot, l’adjoint direct de Rodriguez, le 22 février. Puis viennent celles des responsables du 4ème Bureau, Laguens et Pomarède.  Les trois hommes sont déportés en Allemagne. Le premier reviendra mais pas les deux autres. Laguens mourra au camp de Buchenwald, le 21 août 1944 et Pomarède au camp de Bergen-Belzen, le 21 janvier 1945.

Quelques semaines après, de nouvelles arrestations sont opérées par la police allemande. Bénédict Rodriguez (Robert) lui-même est arrêté le 10 mai à son domicile. Non seulement il ne parle pas, mais il parvient à convaincre la Gestapo de son innocence. Transféré au Fort du Hâ, il est libéré, faute de charges à son encontre, le 3 juillet, et rentre chez lui. Bien qu’étroitement surveillé, il réussit à quitter Pau quelques semaines après. Il sauve sa vie de justesse car la SIPO apprend au même moment son rôle réel à la tête du mouvement. Elle le recherchera activement et vainement jusqu’à la Libération. Après quelques temps passés chez un ami à Ponson-Dessus, Rodriguez quitte le département et s’installe en février 1944 aux environs d’Angers, où il se fait oublier. On le retrouvera épisodiquement, après la Libération à Pau, aux côtés de Boudoube.

Ces arrestations montrent le danger permanent dans lequel vivent les premiers responsables de l’Armée secrète du département. Mais le cloisonnement a permis de ne pas faire tomber l’ensemble de l’organisation. La répression conduit les intéressés à quitter leurs domiciles et à entrer dans la clandestinité.

 

 

II- L’ARMÉE SECRÈTE À L’ÉPOQUE DU COMMANDEMENT DE PAUL BOUDOUBE

(10 mai 1943 / fin août 1944)

 

L’organisation connaît à cette époque une croissance importante. Elle se réorganise et s’unifie avec d’autres mouvements de résistance.

 

Paul Boudoube réorganise l’Armée secrète départementale

Paul Boudoube (Raména) appartient au premier cercle des résistants de Combat, organisés dès l’origine autour de Bénédict Rodriguez. Il est militaire de carrière (adjudant-chef) et a fait la Grande Guerre. Il dirige déjà le premier Bureau, chargé du recrutement et de la formation des recrues. L’arrestation de Robert Loriot, le 23 février 1943, puis celle de Bénédict Rodriguez, le 10 mai, le conduit à prendre la tête de l‘Armée secrète départementale selon le plan préalablement établi. Il entre en fonctions le 11 mai 1943.

 

Paul Boudoube

 

Il donne une nouvelle structure à son organisation. Il constate en effet que le système des bureaux est trop hiérarchisé, donc fragile en cas d’arrestation de l’un des membres. Les menaces qui pèsent sur Salvador Verrons (3ème Bureau) le confirment dans ses projets (Verrons doit se réfugier dans la clandestinité). Il décide donc de mettre en place un nouveau système plus décentralisé, donc mieux cloisonné. C’est celui des secteurs géographiques qui, par ailleurs, est mieux adapté aux réalités du terrain :

– secteur I :    Nay et la vallée du Gave

– secteur II :   Pau et la vallée d’Ossau

– secteur III :  Oloron, la vallée d’Aspe et le Baretous

– secteur IV : la Soule

– secteur V :   Arzacq et sa région

– secteur VI : Morlaàs/Sévignacq et le Vic Bilh

Les six secteurs géographiques de l’Armée secrète

 

Le secteur basque n’est pas inclus dans la zone d’action de l’Armée secrète. En effet, il correspond à l’ancienne zone occupée (sauf la Soule, province basque placée en zone non-occupée), dans laquelle la présence allemande est très marquée. La Wehrmacht y dispose en effet de ses plus importantes unités, regroupées dans les villes (Bayonne, Biarritz, Hendaye) et autour des fortifications de la côte atlantique, avec leurs blockhaus et leurs passages souterrains. L’armement et le matériel y sont très modernes. La sécurité allemande y est bien organisée et bénéficie d’un réseau redoutable. C’est la raison pour laquelle aucun maquis n’y sera jamais organisé. Cela ne signifie pas pour autant que la Résistance soit absente, puisqu’une douzaine de réseaux régionaux et internationaux y sont actifs depuis l’été 1940, notamment les réseaux de passages en Espagne et ceux qui sont spécialisés dans le renseignement ou la sauvegarde.

Alexandre Sahuc (plusieurs pseudos ; Mars, Salva, Coubios) ancien commandant dans l’Armée de l’Air, est nommé inspecteur de l’Armée secrète pour le département, ainsi que pour le Gers les Hautes-Pyrénées. Il travaille en étroite collaboration avec Boudoube.

 

L’unification de la Résistance départementale

Boudoube, sous la pression de Bordelongue et de Baradat, s’efforce de mener à bien l’unification de la résistance militaire du département. L’affaire n’est pas simple car, d’une part, les FTP, de mouvance communiste, poursuivent d’autres buts que la seule libération du territoire et, d’autre part, l’OMA (Organisation militaire de l’Armée) se méfie de ces civils qui se prennent pour des militaires.

En ce qui concerne les FTP, la décision de fusionner avec les MUR est prise au niveau national le 29 décembre 1943. C’est une décision toute théorique car, sur le terrain, l’intégration ne sera pas effective avant plusieurs mois, et encore dans des conditions très laborieuses. Mais la pression est forte du côté des militants et combattants de l’AS, qui souhaitent l’unité. Il en résulte une double conséquence sur le plan organisationnel :

1- l’Armée secrète et la section militaire des FTP fusionnent, donnant ainsi naissance aux FFI (Forces françaises de l’intérieur). Cette nouvelle unité reste commandée par Paul Boudoube.

2- les MUR disparaissent au profit d’une entité unique, le MLN (Mouvement de Libération Nationale). Celle-ci est placée sous les ordres d’Ambroise Bordelongue.

En ce qui concerne l’OMA (devenue ORA le 1er mai 1944), la fusion est encore plus difficile. Elle ne sera réalisée que très tardivement, en juillet 1944, pendant les combats de la Libération. Encore faut-il préciser que les relations entre les militaires de carrière du CFP et les civils du MLN resteront toujours méfiantes, sinon hostiles.

Quant aux guérilleros espagnols, il faudra également attendre les combats de la Libération.

Cette réunification a toujours été initiée par les anciens responsables de Combat. Elle est réalisée à son profit, puisque les nouvelles organisation (MUR, MLN et FFI) sont toujours placées sous le commandement de ses chefs (Bordelongue et Boudoube). Il ne pouvait en être autrement car ses militants et combattants ont toujours été beaucoup plus nombreux que des autres mouvements.

Au moment du débarquement en Normandie, les fusions ont donné naissance à une armée organisée, bien structurée et hiérarchisée. Le commandement est unifié entre les mains de Boudoube. Cependant son armement demeure limité (c’est l’une des grandes différences avec l’ORA et le CFP), malgré les appels réitérés adressés à Londres. Les parachutages d’armes ont toujours été considérés comme très insuffisants. Il semble bien qu’il s’agisse d’une volonté du Quartier général, de Londres, qui se méfie de ces civils/militaires qu’il juge trop politisés.

 

Principales actions menées

Elles sont menées dans chacun des six secteurs géographiques par des petits groupes appelés corps francs. Ils rassemblent généralement une dizaine de personnes, parfois quelques dizaines.

Voici la liste officielle des principales opérations menées par l’Armée secrète (puis en 1944 par les FFI). Nous arrêtons cette liste le 6 juin 1944, au moment du débarquement en Normandie.:

 

– 21 mai 1943 : sabotage de câbles électriques à Pau

– 7 et 8 juin 1943 : sabotage de la ligne téléphonique Pau-Orthez

– 9 juin 1943 : plastiquage de la voie ferrée Pau-Toulouse

– 17 juin 1943 : sabotage de câbles de la Wehrmacht à Briscous

– 2 juillet 1943 : plastiquage d’un pont près de Bétharram

– 10 août 1943 : réception d’un parachutage entre Estialesq et Lasseube : 15 containers destinés au groupe Riquer (Oloron)

– 16 août 1943 : sabotage de câbles de la Wehrmacht à Hendaye

– 18 août 1943 : sabotage de câbles de la Wehrmacht à Hendaye

– 18 septembre 1943 : sabotage de la voie ferrée à Arudy

– 2 octobre 1843 : destruction d’un transformateur électrique à Pau

– 6 octobre 1943 : destruction de la ligne à haute tension entre Rébénacq et Sévignacq

– 6 octobre 1943 : destruction de la ligne à haute tension à Arudy

– 6 octobre 1943 : plastiquage de la voie ferrée entre Bayonne et Biarritz

– 16 octobre 1943 : réception d’un parachutage dans le bois de Chéraute, au nord-est de Mauléon

– 17 et 18 octobre 1943 : réception d’un parachutage à Estialesq (lieu-dit le Faget) : 3 postes émetteurs, 12 containers, poids total 1 500 kg, au profit du groupe Riquer-Galtier d’Auriac

– 6 novembre 1943 : sabotage d’une presse à fourrages à Pau

– 29 et 30 novembre 1943 : réception de parachutages à Pontiacq-Villepinte au profit du bataillon de Bigorre. 15 containers

– 11 décembre 1943 : destruction d’un atelier électrique à Aubin

– 15 janvier 1944 : réception d’un parachutage à Arthez. 15 containers

– 27 et 28 janvier 1944 : réception de parachutages à Pontiacq-Villepinte. 15 containers, 3 colis

– début février 1944 : réception d’un parachutage à Bielle (Pont-de-Béon) au profit du maquis du Bénou.

– 5 février 1944 : sabotage de la ligne à haute tension à Buziet

– 8 février 1944 ; sabotage d’une ligne électrique à Bordères

– 12 février 1944 : sabotage de la centrale hydro-électrique d’Arthez-d’Asson. Deux régulateurs détruits.

– 4 mars 1944 : sabotage de la centrale hydro-électrique d’Arthez-d’Asson

– 5 et 6 mars 1944 :  réception de parachutages à Ponson-Dessus/Oroix. 2 agents, 15 containers destinés à la résistance des Hautes-Pyrénées

– 22 mars 1944 : destruction de l’usine de mécanique de précision, rue Lapouble à Pau, qui travaille pour la Wehrmacht

– 9 avril 1944 : destruction de deux pylônes haute tension à Ledeuix (ligne Pau-Lescun)

– 12 avril 1944 :  réception d’un parachutage à Bruges destiné à la compagnie Vernet

– 14 avril 1944 : deuxième sabotage de l’usine de mécanique de précisons, rue Lapouble à Pau.

– 24 et 25 avril 1944 : réception de parachutages à Pontiacq-Villepinte. 12 containers, 4 colis

– 29 et 30 avril 1944 : réception de parachutages à Pardies-Piétat.

– 1-2 mai 1944 :  réception de parachutages à Ponson-Dessus/Oroix. Destiné aux Hautes-Pyrénées

– début mai 1944 : réception d’un parachutage à Capvern (Hautes-Pyrénées) destiné au groupe de Lembeye

– début mai 1944 : réception d’un parachutage à Espéchède/Ouillon

– début mai 1944 : réception de trois parachutages à Pontiacq-Villepinte (quartier Lamayou)

– 3 et 4 mai 1944 : réception de trois parachutages à Ponson-Dessus/Oroix et à l’Hôpital-Saint-Blaise. 15 containers à chaque fois.

– 5 mai 1944 : troisième sabotage de l’usine de mécanique de précision, rue Lapouble à Pau

– 5 et 6 mai 1944 : réception d’un parachutage à Ponson-Dessus/Oroix. 15 containers et 2 paquets

– 10 et 11 mai 1944 : réception d’un parachutage à Ponson-Dessus/Oroix

– 12 mai 1944 : destruction de trois pylônes haute tension à Gan

– 2 juin 1944 : destruction de pylônes haute tension à Jurançon (ligne SNCF Tarbes-Dax)

-4 juin 1944 : destruction de deux pylônes haute tension à Izeste

– 5 et 6 juin 1944 : réception d’un parachutage à Berlanne-Morlaàs

– 5 et 6 juin 1944 : réception d’un parachutage à l’Hôpital-Saint-Blaise. 15 containers

 

Nous arrêtons cette liste à la date du 6 juin. Cependant, l’essentiel des opérations militaires des FFI du département est postérieur à cette date : plus de cent opérations répertoriées. Elles font l’objet d’une fiche spécifique (en cours).

Des notices bibliographiques ont été publiées sur le site bpsgm.fr concernant     Baradat    Bordelongue    Boudoube     Riquer. 

Pour y accéder cliquer sur le nom correspondant.

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