Association  BPSGM          Les Basses Pyrénées dans la seconde guerre mondiale         64000 Pau

Yvette et Yves CADIER. Justes parmi les Nations.

Yvette et Yves CADIER ont été déclarés « Justes parmi les Nations » en novembre 1991 pour leur action en faveur de Simon et Fanny Davidowicz.

 

 

 

 

Dédicace publiée par Yad Vashem sur son site:

Yves Cadier, son épouse Yvette et leurs trois jeunes enfants vivaient à Latappy, un petit village près de Lagor, dans les Pyrénées. L’oncle de Cadier, avocat, résidait à Pau, dans la même région. Actif dans la Résistance, il aidait des Juifs à franchir la frontière espagnole. Dans le cadre de son travail clandestin, il demanda à son neveu Yves Cadier d’héberger deux enfants juifs, Simon et Fanny Davidowicz. Les Cadier acceptèrent volontiers de les accueillir et prirent soin d’eux avec amour et dévouement. Simon et Fanny arrivèrent chez les Cadier après un long périple commencé en 1940 dans le nord de la France, où ils avaient séjourné chez la famille Delestrez (voir notice), qui s’était poursuivi jusqu’à Pau, dans le sud, et s’était achevé à Latappy. Les enfants juifs passèrent les années 1942 à 1944 chez les Cadier, qui les traitèrent comme leurs propres enfants et partagèrent avec eux le peu qu’ils possédaient. Les conditions locales empêchaient les enfants d’aller à l’école, aussi Yvette Cadier leur enseigna-t-elle le français, l’arithmétique, l’histoire et la géographie. Un jour, des Allemands, ayant entendu des rumeurs selon lesquelles des enfants juifs se cachaient chez les Cadier, vinrent fouiller le village. Simon et Fanny aperçurent les Allemands qui approchaient et en informèrent Yves Cadier, qui les fit discrètement entrer dans la forêt voisine jusqu’à la tombée de la nuit. Les Allemands ne trouvèrent pas les enfants chez les Cadier et quittèrent les lieux. En 1944, une trentaine de lettres de dénonciation anonymes furent envoyées au commandant de la gendarmerie locale. Face au danger croissant et parce que la maison des Cadier servait de refuge aux membres de la Résistance en transit, Fanny et Simon quittèrent les Cadier. Ils parvinrent à rejoindre leurs parents, qui se cachaient dans les Alpes. Dans son témoignage d’après-guerre, Fanny déclara que ses plus beaux souvenirs d’enfance remontaient à l’époque où elle vivait chez les Cadier.
Le 4 septembre 1991, Yad Vashem a reconnu Yves et Yvette Cadier comme Justes parmi les Nations

Références du dossier:: n° 4981A de 1991. 

 

 

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