Association BPSGM Les Basses Pyrénées dans la seconde guerre mondiale 64000 Pau
Eté 1944. Saint-Faust, une arrestation manquée.
Le chef Paul LAFONT , pseudo Martin, arrêté par la Gestapo, parvient à s’échapper grace à son sang froid.
Document interne des MUR.
FORCES FRANCAISES DE L’INTERIEUR
Secteur 2
1ère compagnie
N° 25/JP
Exécution des prescriptions de la note de service
n° 163/B en date du 5/9/44
PROPISITION DE CITATION
LAFONT Paul dit « Martin » sergent de réserve au 18ème RI 2ème CM, campagne 1939/1940. Demeurant avenue du Tonkin à Lons. Fiché en 194, chef de section Corps Franc FRAYSSE.
CIRCONSTANCES
1944. Dénoncé à la Gestapo comme résistant reconnu dangereux parce que chef de section G.E., a rejoint le maquis de Larren, Coteau de Monein, capitaine Prat
30 mars. Agent de liaison entre les maquis de Larren et d’Artiguelouve.
14 juin. 14 heures. En liaison avec MOUNOU, du PC de Michel, nous nous sommes trouvés face à face avec une voiture qui bloqua la route au carrefour Saint-Faust/Aubertin. A bord de cette voiture 4 personnes : HERSCHMIDT, chef de la Gestapo ; 1 homme de la Gestapo ; 1 civil français présumé milicien interprète ; 1 civil ligoté, LAVAILHES, présumé exécuté. Le chef HERSCHMIDT
et ses deux hommes descendent de la voiture braquant leurs armes contre moi tandis que Mounou réussissait à s’échapper. HERSCHMIDT, me tenant en joue revolver à le tempe, me faisait encadrer par ses hommes, les canons de leurs mitraillettes l’une au côté, l’autre sur le ventre. Il me fit ordonner de reculer de 50cm pour faciliter mon exécution. Je profitais de la minute qui m’était offerte pour esquisser un geste de défense en abattant les armes de mes adversaires et m’échapper en sautant le fossé, évitant leurs tirs et en traversant la haie d’un jardin potager. D’une rafale tirée d’une mitraillette, je fus blessé par une balle au bras gauche. « fracture de l’humérus gauche » J’appelais le maquis au secours. Effrayés par mes cris, chef et hommes de la Gestapo abandonnait la chasse de mon camarade et la mienne. Ils remontèrent en voiture et disparurent. Nous nous rejoignîmes MOUNOU et moi à Aubertin chez M. MALERE. Nous téléphonâmes à Oloron pour demander secours à M. le Docteur Chirurgien LAFFITTE qui m’admit clandestinement dans sa clinique où je subis une intervention chirurgicale le 15 à 14h et y séjournais jusqu’au 23 d’où je rejoignis le maquis Genton du Bois à Lasseube, capitaine Prat, jusqu’au mouvement FFI 19 août 1944. Ai rejpint les FFI le 2 août 1944.
Pau, le 6/9/1944
Le Cdt de la 1ère Compagnie

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